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  • : Le blog de montbard.avenir
  • : Site non officiel. Blog citoyen de l'association Montbard Avenir. Soutien à Laurence Porte.
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 17:55

375 millions d'électeurs sont appelés à élire, le 7 juin, 736 députés européens, représentant plus de 500 millions d'habitants dans les 27 États membres de l'Union. Le Parlement est la seule institution élue au suffrage universel direct depuis 1979. + de 80 % de notre législation est issue de ses travaux et touche notre quotidien. Ce n'est pas une lointaine planète peuplée de technocrates endimanchés: les eurodéputés bossent!

Tout programme se construisant sur des anti ceci ou anti cela est fondamentalement anti européen!



Joseph Daul, président au Parlement du Groupe Populaire Européen et des Démocrates Européens (PPE-DE) , rappelle la nécessité d'une Europe œuvrant pour une économie sociale de marché. Poul Nyrup Rasmussen , président du Parti socialiste européen (PSE), défend la même idée.

Comment s'y retrouver? Constatons simplement que les commissaires européens en charge de ce domaine sont eux-mêmes socialistes!

Que n'ont-ils pas mis en œuvre les propositions des socialistes français qui parlent d'Europe sociale avec des trémolos dans la voix: preuve du fossé entre le socialisme européen et le socialisme français!



D'accord avec le socialiste Poul Nyrup Rasmussen qui entend se démarquer des communistes car nombre de ses collègues au Parlement européen ont souffert du joug de la dictature communiste. Il partage du reste certaines valeurs avec les démocrates chrétiens dont il souligne la profonde humanité tout en leur reprochant un peu trop de conservatisme sur des sujets de société.

D'accord avec Joseph Daul sur le non à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Respectons la géographie (relire notre article Europa) et faisons de ce grand Etat un partenaire privilégié tout comme la Russie.

Point de question religieuse dans tout cela, les uns sont musulmans, les autres chrétiens orthodoxes. Du reste, le gouvernement turc ne se manifeste guère car incapable de tenir les engagements des critères d'adhésion notamment dans le domaine des droits de l'homme.

Pour l'anecdote, c'est sur ce sujet que le candidat bourguignon Arnaud Danjean a répondu à Laurence Porte qu'il ne saurait pas dire sans mûre réflexion à qui il souhaiterait voir attribuer le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit (décerné chaque année par le Parlement européen). C'est aussi pour cette sincérité que la voix de notre élue , une voix du Nouveau Centre, ira à ce candidat par ailleurs très calé sur les questions de géopolitique. Au sein de notre asso, nous respectons son choix car elle est libre de ses engagements comme nous le sommes des nôtres.

Sources: propos de Joseph Daul recueilli le 25 mai 2009 à Beaune lors du meeting de la liste Grand Est de la majorité présidentielle: UMP, Nouveau Centre, Gauche Moderne, Progressistes; propos de P.N Rasmussen in Historia n°118, avril 2009.

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commentaires

M
Après je n'écris plus!!La question pour tous les Européens de l’UE , me semble-t-il, est de savoir quels contours donner à ce territoire qui s’est élargi au point de diluer les identités nationales dans un cadre qui n’est plus perçu par beaucoup comme très clair. Pour se reconnaître tel ou tel, il faut un idéal commun, une histoire, un territoire, des points d’appui partagés, où s’ancrer et des projets clairs définis ensemble , acceptés. Les élargissements se sont réalisés rapidement, en cascade, sans l’assentiment des peuples. On devine que pour la Turquie ou de nouveaux pays de l’est il en sera de même, s’ils parviennent à satisfaire un jour aux critères d’adhésion fixés. Mais qui va évaluer et décider du moment de maturité adéquat  pour ces pays ? Le fait qu’il n’y ait pas d’élection européenne harmonisée pour décider ensemble de ces grandes questions de société ou d’avenir est naturellement un inconvénient majeur : le sentiment d’appartenance des citoyens à l’Europe est freiné, aucun pacte social ne peut se développer, se cimenter, être légitimé, autrement que par des parlementaires élus ou désignés. Un pacte sur le papier n’a aucun sens sans l’adhésion des peuples.  Quel est donc ce projet de société qu'on concocte aux 27 ? Celui qui fut suivi jusque-là et qui a montré gravement ses limites ? Les têtes de listes brandissent des dizaines mots-clés : paix, liberté, sécurité, on nous promet même une Europe « forte qui protège ». Qu’y a-t-il sous les mots-clés ? Quelle structure politique qui se dessine ? Une Europe fédérale, ou une Europe des nations ? Comme J-D Giuliani, président de la Fondation Robert Schumann l'écrit, on ne peut que déplorer que ces questions ne soient pas débattues avec les citoyens. Voyons ce qu’il dit dans le Figaro d’hier : «  Cette campagne aura atteint les summums dans l'absence de vrais débats européens. Ici, l'avant-goût d'un scrutin à venir qui promet l'alternance, là une élection de mi-mandat, ailleurs un référendum de «rattrapage», partout ce fut d'abord une superbe indifférence. Celle-ci a permis des curiosité inédites : la «guerre des œufs en République tchèque» a interdit au chef de l'opposition, qui n'a pas fait preuve de sens de l'humour au premier jet, de tenir le moindre meeting électoral. Les belles Italiennes ont fait le même coup à Silvio Berlusconi. Les «pirates» informatiques suédois ont fait un tabac. On ne sait pas encore si le «défilé de blondes», organisé à Riga en Lettonie aura atteint son objectif de ramener l'optimisme dans cet Etat balte durement touché par la crise ! Ou si le Parti des Célébrités, en Lituanie, aura «gagné des millions» comme son Président, ex-présentateur de jeu télévisé ! Partout c'est plutôt l'abstention qu'on attend, comme dans le «Désert des Tartares», l'ennemi qui ne vient pas. Elle risque pourtant de triompher. Car de projet européen de relance, point ! La politique européenne au cœur des confrontations, des enjeux, des affrontements, ce n'est pas pour aujourd'hui ! Les classes politiques nationales en Europe aiment trop leurs disputes d'arrière-cour et l'Europe, choix de raison, est bien compliquée à expliquer ! Elle est pourtant un véritable espoir de faire face avec succès à la crise économique, à la compétition mondiale, aux enjeux environnementaux, au défi de la taille ! Et le Parlement européen est le seul lieu où les citoyens auront leur mot à dire sur la manière d'agir. » Mais c’est sans doute la fin qui me semble être la plus pertinente : « Il faudra vraisemblablement s'en remettre une fois encore à quelques-uns, dont le couple franco-allemand, qui s'est fait entendre une nouvelle fois, pour dessiner une vision de l'Europe, avec des frontières, une régulation, des politiques économiques nouvelles. Car les citoyens attendent une Europe plus efficace, qui se pense en puissance dans le monde. Misons donc une nouvelle fois sur la France et l'Allemagne pour essayer de relancer la machine, puisqu'on ne peut pas compter sur les hommes politiques et leurs partis pour en faire un grand enjeu démocratique! Mais disons tout de suite qu'une Europe plus forte, c'est plus de compétences transférées à l'échelon européen, ce sont donc de nouveaux transferts de souveraineté. » …Quels transferts de souveraineté la France devra-t-elle accepter? Le sait-on? Non. Pour quels repères identitaires  nouveaux et quel type de société européenne ? MO
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L
La question n'est pas de savoir si un nouveau membre de l'UE, la Turquie, qui serait alors le pays le plus peuplé de l'UE pourrait être un Etat qui s'étend principalement en Asie (3% du territoire turc sur le continent européen tel qu'il est limité par les détroits du Bosphore et des Dardanelles) mais elle est surtout de s'interroger sur les limites de l'UE et sur le sens du projet qui va avec.  + Question de Chypre, des Kurdes, de la reconnaissance du génocide arménien.... qui ne sont pas des "détails" de l'histoire.
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M
En réponse à Laurence Porte,-- très rapidement et donc, de façon un peu simpliste, je m'en excuse,-- concernant cette intégration de la Turquie, qui est en suspens depuis des lustres et fait peur à beaucoup de français qui craignent d'y perdre les dernières plumes du coq, et par là même leur tranquillité, leur emploi, leur sécurité..que sais-je? et pour finir leur identité nationale.. Ce pays n'est pas prêt à rentrer dans l'UE. Mais tout est fait, je le répète , et tout a déjà été préparé pour que ce pays intègre un jour l'union. La question identitaire n'a jamais été vraiment débattue, avec les européens, s'entend. On sait qu'elle génère des positions opposées au niveau des parlementaires et des dirigeants européens, mais c'est tout. Les eurosceptiques tchèques et beaucoup d'autres y sont favorables, les français, et les allemands pour l'instant étant contre. La question est à poser d'abord aux peuples. Il faut en débattre avec eux. Quels critères retient -on pour définir l'identité européenne? L'histoire? A quand remonte-t-on? La Turquie et les pays de l'Union méditerranéenne ont fait partie de l'empire romain, au temps de Vercingétorix? Quels critères seront retenus? La religion chrétienne? Les impératifs économiques? Stratégiques et militaires comme le souhaite Obama?Qui a une idée aujourd'hui des futures frontières pour l'UE? Pas les peuples, en tous cas, qui sont tenus à l'écart des grandes décisions qui modifient leur vie quotidienne pourtant! Le choc des cultures induit serait -il moins important que les critères économiques ou militaires? Ce débat est certes fondamental. Les peuples de l'union doivent  pouvoir  construire leur identité autour de symboles communs et d'idéaux qui les fassent rêver ensemble. Cela ne saurait être imposé par quelques élites dirigeantes. Est-ce le cas aujourd'hui? Non.Tout est préparé pour que le "non " de 2005, ne se reproduise pas. Supprimés les réferendums. Qu'a-t-on besoin de l'opinion publique, n'est-ce pas? L'intégration de la Turquie n'est cependant pas à l'ordre du jour, comme je l'ai dit. Pour ce qui est de l'abstentionnisme, qui peut se comprendre, vu la manière dont le vote populaire français de 2005, entre autres,  a été détourné et donc vidé de son sens, je crois comme Laurence Porte, que ce n'est pas la meilleure solution pour exprimer son opinion. Le droit de vote a été acquis de haute lutte. Ce droit n'est pas acquis, comme beaucoup le croient. Voter, c'est aussi un devoir. Les enjeux de cette élection européenne sont  importants, pour nous tous, pour nos enfants. La France est liée --irrémédiablement-- à l'Europe.
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L
Parler de la Turquie n'est pas un faux problème puisque cela soulève la question identitaire de l'Europe dans une conception qui n'est justement pas uniquement celle d'une Europe économique.Pour apporter des éléments de réflexion suite au commentaire de monsieur Goudet, le souverainisme ne mènera à rien. Cocorico peut-être mais une attitude suicidaire. Il y a bien longtemps que les gaullistes d'aujourd'hui (pas les passéistes) n'ont plus cette attitude: concilier l'hériatge gaulliste et l'héritage centriste, c'est ce qui est fait au sein du rassemblement majorité présidentielle dont font partie, et ils seraient injustes de les oublier, la Gauche Moderne de JM Bockel et les Progressistes.Il faut faire une pause dans l'élargissement , c'est évident; mais heureusement que nous avons intégré les pays d'Europe centrale et orientale en 2004, puis 2007: était-il juste de les laisser au bord du chemin alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la chute du mur de Berlin et du Rideau de Fer?  Moi, ça me parle! Le rejet de la constitution de 2005 par la France et les Pays Bas, pour de bien mauvaises raisons de politique intérieure, ont plombé le chantier politique. Le Traité de Lisbonne est un pis aller. Une chose est sûre, c'est qu'on aime ou qu'on deteste Nicolas Sarkozy, il  a été plus qu'à la hauteur de la présidence française de l'UE et de nombreuses personnalités politiques européennes le disent (tous bords). Enfin, par rapport à la gestion de la crise économique, un constat est à faire: les trois Etats qui connaissent le plus de difficultés (Espagne, Royaume-uni, Hongrie) ont un point commun: des gouvernements de coalitions de gauche. C'est un constat.Pour clore mon commentaire, n'oubliez pas de voter pour la seule institution qui permet à tous les citoyens européens de s'exprimer.  
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V
Je suis bien d'accord avec vous M. Ossola! Je pense également que trop de gens risquent de passer à côté de cette élection importante car tout y est si compliqué que la pluspart  ne comprennent pas ce à quoi ils participent et plus grave encore ceux qui ne vont pas voter car ils n'ont pas du tout capté ce qui ce joue. Je suis très attachée aux principes de la démocratie et ne pas s'en remettre "au peuple" me parait également comme à vous assez choquant!
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